« Écrire, oui, mais pourquoi? »
- 30 déc. 2025
- 2 min de lecture

Écrire pour s’exprimer? Écrire pour être lue? Écrire pour enseigner? Écrire pour communiquer? Écrire pour faire rêver? Écrire pour aider? Écrire pour soigner? Écrire pour informer? Écrire pour raconter? Écrire pour sortir de l’abîme et organiser le bourbier? Écrire pour rompre la solitude? Écrire pour peupler notre vide de personnage et de mots. Écrire pour habiter un lieu sans l’habiter? Écrire pour entrouvrir l’espace du soin et pénétrer l’espace transitionnel (au sens de Winnicott et de Ouanassi Younsi)? Écrire pour colorer les êtres les objets, les paysages les sensations ou pour faire venir au grand jour quelque chose qui est caché ? (Anne Hébert)
Il est vrai que les mots peuvent guérir les maux !
À ce propos, Nathalie Salmon-Hudry sonde la magie des mots afin de percevoir la liberté. La page blanche est devenue son laboratoire, annonce-t-elle, pour donner un sens à sa vie, pour écrire vrai loin des idées préconçues et des préjugées, pour dédramatiser le handicap, pour fuir l’ennui, pour tenter de changer sa vie, pour se donner une place dans cette société et pour briser sa solitude.
Pour ma part,
je veux …
Écrire pour te dire toutes ces choses que je ne t’ai pas dites
Choses que j’avais écartées
Écrire pour te raconter l’autre versant de la montagne de vie
Versant que j’avais ignoré
Écrire pour t’encourager et entrevoir l’espoir
Espoir que j’avais goûté
Écrire pour te chuchoter mes quêtes devant le désespoir
Désespoir que j’avais affronté
Écrire pour te rassurer et étioler la différence
Différence que j’avais bataillé
Écrire pour t’inciter et engager la confiance
Confiance que j’avais façonnée
J’ai recours à la poésie et à la prose et je constate que je suis éprise par cette forme de littérature et je ne comprends pas pourquoi.
Cette forme d’expression m’intrigue et je tente, comme l’a si bien articulée Anne Hébert, en vain de l’expliquer, de la situer, de la saisir dans sa source et son cheminement intérieur. La poésie est une forme d’expression greffée dans le cœur comme une terre inconnue, raconte-t-elle.
Saisie par la singularité de ce monde, je décide de sonder ce cœur soit cette terre inconnue.
Un peu plus haut, un peu plus bas
Je veux aller encore plus loin
Vers l’inconnu et l’absolu de mes idées
Où les pensées m’effarouchent ou m’enhardissent
Un peu plus haut, un peu plus bas
C’est beau
Cet univers
Un peu plus haut, un peu plus bas
Je veux aller encore plus loin
Vers l’abîme et l’abysse de mes sentiments
Où les gestes et les paroles m’émeuvent
Un peu plus haut, un peu plus bas
C’est beau
Ce monde
Un peu plus haut, un peu plus bas
Je veux aller encore plus loin
Vers la cime et à l’apogée de mes entrailles
Où les émotions les plus subtiles transparaissent
Un peu plus haut, un peu plus bas
C’est beau
Cette vastitude
Ainsi je m’aperçois que la poésie permet de raconter ce monde, c’est faire voir le jour aux objets, aux pensées, aux idées et aux émotions dissimulées.






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