Le potentiel d’apprentissage des jeunes au cœur du plan d’intervention
- 26 avr.
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Il y a des idées qui orientent une trajectoire professionnelle en profondeur.
Pour ma part, l’une d’elles a toujours été la conviction qu’il existe souvent plus de potentiel qu’on ne le perçoit au premier regard.

Au fil de ma carrière, je me suis beaucoup intéressée au pouvoir du cerveau, à la capacité du cognitif à pallier certaines difficultés, et à la possibilité de créer, consolider ou renforcer des circuits par l’intervention, l’accompagnement, l’enseignement et la médiation.
C’est dans cette direction, à la fois personnelle et professionnelle, que j’ai été amenée à découvrir les travaux de Feuerstein, à le rencontrer, puis à apprendre en visant le potentiel d’apprentissage et de développement du jeune.
Sa pensée m’a profondément rejointe, notamment par l’idée de modificabilité cognitive structurelle et par l’importance de l’expérience d’apprentissage par médiation (Feuerstein et al., 1991; Feuerstein et al., 2006). Cette perspective s’oppose à une lecture uniquement déficitaire des difficultés. Elle nous invite à regarder non seulement ce qui ne fonctionne pas, mais aussi ce qui peut encore se développer.
Et c’est là qu’un lien très fort s’est fait, pour moi, avec le plan d’intervention.
Ayant le souci que des personnes plus vulnérables puissent passer à côté de leur potentiel, non pas parce qu’elles n’en ont pas, mais parce que les interventions offertes ne reposent peut-être pas sur une vision suffisamment ambitieuse, structurée et ajustée de ce potentiel.
Et, puisque la loi prescrit l’élaboration du plan d’intervention, il me semblait essentiel de se demander ce qu’il représente réellement : un outil pour organiser une intervention intentionnelle, structurée autour du développement possible de l’élève. Un outil qui devrait traduire une posture professionnelle fondée sur : la croyance au potentiel de l’élève; la reconnaissance de sa vulnérabilité sans réduire son avenir à cette vulnérabilité; l’importance d’interventions, réfléchies et ciblées sur les processus de l’élève et non ses performances; etc.
Au fond, travailler sur les plans d’intervention, c’est aussi défendre une certaine vision de l’être humain : une vision dans laquelle la difficulté n’épuise pas le potentiel, et dans laquelle l’intervention peut encore ouvrir des chemins.





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